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Des ressources patiemment sélectionnées par l’association, pour nous donner des fondations solides dans le champ de l'écologie du livre et de la lecture.
2 ressources — Mise à jour le 11/04/2026.
Cette édition se compose d’entretiens réalisés avec 17 artistes éditeurices. Iels expliquent leurs pratiques et en quoi l’autoédition et l’édition indépendante est importante pour la diffusion d’idées et d’histoires qu’on ne trouve pas dans les média dominants.
Ces entretiens questionnent les pratiques de l’édition, l’intérêt de faire des livres à petite échelle, de façon indépendante et écologique. Tout en percevant leurs limites, les éditeurices montrent leur grande liberté de raconter des histoires oubliées et qui leur semblent nécessaires pour contrebalancer les logiques capitalistes et libérales.
“Ce livre raconte l’itinéraire d’un homme et l’histoire d’une maison d’édition. (…)”
- lire le résumé sur le site de la maison d'édition
Au-delà de l’histoire familiale de l’auteur et de son parcours professionnel propre – passionnants l’un et l’autre –, André Schiffrin explique avec beaucoup de clarté les débuts de la concentration et de la financiarisation du monde de l’édition aux États-Unis. Témoin de l’arrivée de financiers à la tête des maisons d’édition (en lieu et place des éditeurs traditionnels), l’éditeur voit se modifier le paysage éditorial : la rentabilité seule, livre par livre, est attendue, au détriment de l’intérêt et de la qualité intrinsèques de l’ouvrage, et les catalogues s’appauvrissent. Dans une logique de concentration, les groupes acquièrent des maisons indépendantes, exigeant dès lors des équipes une rentabilité à deux chiffres jamais atteinte dans le milieu, les obligeant à renoncer à la publication d’ouvrages exigeants…
S’il est question dans cet ouvrage, publié en 1999, des États-Unis, le lien est néanmoins fait avec le monde de l’édition en France. Si l’auteur pensait alors que la France échapperait à ce double mouvement de financiarisation et de concentration – exception culturelle oblige… –, dans Le Contrôle de la parole, que l’on pourrait considérer comme une suite à L’édition sans éditeurs, l’auteur montre que l’édition française a été rapidement touchée à son tour.
Un ouvrage incontournable pour comprendre les logiques hégémoniques des groupes et des industries.