Lecture
La lecture est une activité qui permet la création, l’évasion, la stimulation… et l'imprégnation individuelle et collective d'imaginaires, d'idées, de pensées. Outil d’émancipation et ou de domination, les manières de lire et de percevoir la lecture sont indissociables de la réflexion politique de l’association.
Quand on est autrice, éditrice, graphiste, imprimeur, diffuseur, libraire ou bibliothécaire, comment transformer ses pratiques et convaincre ses collègues de s’y atteler ? Ce livre propose d’abord un état des lieux des enjeux actuels de la filière, qu’il s’agisse de fabrication, de transport et de commercialisation. Il décrit les limites d’une économie de l’offre, qui se noie dans la surproduction et concourt à la précarisation de celles et ceux qui la font vivre. Il n’évite pas les sujets qui fâchent, comme l’essor du marché du livre d’occasion, suspecté de nuire à l’édition et à la librairie, ou les déséquilibres dans le partage de la valeur entre les différents acteurs de la chaîne du livre.
Ce livre est un plaidoyer en faveur de nouveaux équilibres économiques, qui se donne comme horizon la post-croissance, l’économie circulaire et la promotion de la lecture auprès de tous les publics. Il explore des pistes concrètes pour changer de modèle et décrit les nombreuses initiatives prises depuis quelques années par les acteurs du secteur. - lire le résumé de la maison d'édition
Une mise à jour nécessaire, documentée, aiguisée et pleine d’humour - à l’image de son autrice - des enjeux écologiques de la filière du livre, les pistes d’actions concrètes individuelles et collectives à mettre en place, des controverses encore en cours et de l’hypothèse de la bifurcation du livre vers une économie de la fonctionnalité et de la coopération.
Cet ouvrage s’appuie sur plusieurs années d’expertise de Fanny Valembois en tant que formatrice, consultante, chercheuse indépendante en faveur de la transformation écologique de la filière et membre - entre autres - du Bureau des Acclimatations, de l’Association pour l’écologie du livre et du Shift Project. Sa richesse tient en partie au fait que celle-ci ne prétend pas fixer une vérité dans le marbre, mais bien de partager un parcours de réflexion personnel et professionnel (consolidé par des références scientifiques et des données chiffrées), d’ouvrir des portes de réflexion et de s’autoriser le débat, l’expérimentation voire même l’échec pour avancer ensemble vers un mieux.
Un titre (déjà) de référence pour professionnel·es et futur·es professionnel·es du livre, accessible quel que soit son niveau de connaissance ou d’engagement en matière d’écologie du livre, qui permet de rentrer dans le sujet par la porte “technique” pour amener ensuite la lecteur·ice vers des réflexions plus politiques et systémiques.
À noter : le livre est lui-même devenu un objet d’expérimentation en matière de fabrication, de partage de la valeur et de circulation pour illustrer le propos du texte.
Cet entretien présente à l’appui d’une riche documentation des perspectives stratégiques pour mettre en place une politique commune en matière d’écologie du livre. Le rôle des bibliothèques et centre régionaux du livre sont présentés comme essentiels dans l’accompagnement et la coordination d’une transformation écologique de la production et de la diffusion du livre.
Marqué par de fortes coupes budgétaires dans le secteur de la culture, l’actualité de l’entretien rappelle les responsabilités de soutien économique de l’État et des collectivités locales pour soutenir les professionnels du monde du livre.
L’essor marchand du livre d’occasion est présenté synthétiquement par un croisement de données chiffrées et de débats qu’il soulève au sein de l’interprofession. S’ensuit un exposé des différentes positions et attentes des professionnel⸱les du livres concerné⸱es par ce (nouveau) marché.
Les fiches thématiques de Mélanie Cronier, chargée de mission écologie du livre et de la lecture chez Mobilis, recensent des initiatives sociales et écologiques contemporaines des métiers du livre, sur tout le territoire. Elles illustrent d’exemples de terrain le pouvoir de changement des acteurices du monde du livre et de la lecture, et sont accompagnées de ressources complémentaires sur chaque thème.
Cet entretien donne la parole à Benjamin et Sylvain, éditeurs aux éditions du commun, maison d’édition coopérative. Il fait partie de la collection «Ecologies éditoriales » réalisée par Valentin Chauveau, lors d’un stage à l’Association pour l’écologie du livre.
L’entretien aborde les questions de gestion, de répartition des connaissances et de la prise de décision entre partenaires. Sont débattues les questions de diffusion libre, du prix juste du travail et des liens entre acteurices du livre, dévoilant la complexité de gestion d’une petite maison d’édition et la remise en cause de tout un système capitaliste.
Argyll, c’est une maison d’édition, une librairie coopérative (l’Astrolabe), et un incubateur, pour mutualiser les forces. En créant Argyll, les 4 associés souhaitaient faire société et changer leur rapport au travail. Au centre des questionnements: la rémunération des artistes, l’accessibilité des livres, une volonté d’accompagner au mieux chaque texte et de ne pas participer à la surproduction éditoriale.
Ce document est issu d’une série d’entretiens menés par Valentin Chauveau dans le but d’interroger les maisons d’édition qui recherchent une cohérence écologique globale au sein de leurs pratiques.
Entre témoignages professionnels, pensées intersectionnelles, connaissance précise du marché du livre et références littéraires, ce mémoire analyse l’actuelle surproduction éditoriale et ses impacts dans l’expérience du métier de libraire. La critique du système marchand du livre est pensée au travers de plusieurs notions : concentration éditoriale, bibliodiversité, occupation de rayons, temps de vie d’un livre face à la nouveauté permanente…
L’exposition d’une dimension systémique aux actuels problèmes du métier de libraire, est accompagnée d’une enquête sur de nombreuses pratiques alternatives.
“C’est lorsqu’on commence à entretenir une relation professionnelle avec les livres que l’on découvre à quel point ils sont généralement mauvais.” - lire le résumé de la maison d'édition
Ces textes – précurseurs – de l’auteur et journaliste britannique Georges Orwell nous éclairent sur sa manière tout à fait honnête et personnelle de considérer son métier de libraire et de critique littéraire. En posant un constat acerbe et plein d’ironie sur la vacuité – déjà constatée – d’une offre éditoriale trop importante, l’écrivain nous fait part de son impossibilité à exercer le métier de libraire, après une expérience désenchantée : « à les voir en légions de cinq ou six mille dos contre dos, ils m’ennuyaient d’avance et me provoquaient même une légère nausée ». En tant que critique littéraire, il se pose la question de sa légitimité et de l’utilité d’un jugement pertinent sur ce qui est bon ou non. Par sa sincérité pleine d’humour, Orwell soulève plusieurs questions pour les professionnel·les du livre ainsi que les lecteur·ices sur notre rapport à la multitude, à l’œuvre reproductible, et à notre rapport personnel à la lecture ; nous rappelant alors que celui-ci s’inscrit peut-être dans l’approche étendue et exigeante d’une réelle rencontre.