Coopérations
Coopérer, c’est œuvrer collectivement vers un horizon commun, c’est faire ensemble autrement et créer de nouvelles interdépendances – par le dialogue, la mutualisation, la co-création etc. – pour construire des alternatives plus souhaitables et soutenables que dans le contexte économique actuel, compétitif et marchand, dans lequel le monde du livre et de la lecture est imbriqué. Et créer alors des foyers de résistances collectives, joyeux et inventifs, modernes et alternatifs, à contre-pied des dynamiques individualistes et écocidaires dominantes.
Un webinaire à réécouter qui allie apport théorique sur l’Économie Sociale et Solidaire (ESS) et partage d’expérience d’une librairie. Si un assez grand nombre de professionnels ou professionnelles du livre pourraient statutairement se reconnaître de l’ESS (statut associatif par exemple), il est rare qu’ils et elles explorent cette appartenance. Au contraire d’autres montent des projets avec un objectif clair : se reconnaître de l’ESS.
Cet enregistrement permet de reposer la question de l’objet social des structures du livre et de la lecture et de questionner les modalités pour appartenir à la famille ESS.
Épisode #2 du cycle « regards croisés », ce webinaire explore le modèle coopératif comme une réponse des acteurs indépendants aux dynamiques de concentration et de financiarisation de l’espace médiatique et éditorial. Avec la Coop-médias (coopérative citoyenne des médias indépendants) et OPlibris, coopérative pour et par l’édition indépendante.
Une exploration des enjeux, modèles et alternatives développés dans d’autres filières économiques (ici, les médias), et de les faire entrer en résonance avec les enjeux et les initiatives portées par les acteur-ices du livre et de la lecture.
Retour sur le webinaire qui a pour objet d’articuler le monde du livre et de la lecture avec le secteur de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS). Ces liens se font par la question des statuts mais aussi via des sujets comme la seconde main, la mutualisation, le territoire, le circuit-court, la sensibilisation, etc.
Ce Retour sur est l’occasion, en dehors des strictes questions statutaires, de faire des parallèles entre l’ESS et les 3 écologies défendues pour le secteur du livre et de la lecture.
Mutualisations d’espaces et d’outils ; modes de gouvernance ; partenariats locaux ; projets transversaux ; coopérations inter-filières, etc : cette fiche dresse le panorama des enjeux et des formes de coopération dans les mondes du livre et de la lecture et l’illustre d’exemples d’initiatives de terrain dans l’Ouest de la
France.
Ce document à la fois théorique et pragmatique élaboré par le pôle régional de coopération des acteurs du livre en Pays de la Loire permet d’une part de mieux comprendre la notion et ses enjeux, d’autre part de souligner le pouvoir de transformation écologique des acteurices de terrain quand ils coopèrent.
L’essor marchand du livre d’occasion est présenté synthétiquement par un croisement de données chiffrées et de débats qu’il soulève au sein de l’interprofession. S’ensuit un exposé des différentes positions et attentes des professionnel⸱les du livres concerné⸱es par ce (nouveau) marché.
Les fiches thématiques de Mélanie Cronier, chargée de mission écologie du livre et de la lecture chez Mobilis, recensent des initiatives sociales et écologiques contemporaines des métiers du livre, sur tout le territoire. Elles illustrent d’exemples de terrain le pouvoir de changement des acteurices du monde du livre et de la lecture, et sont accompagnées de ressources complémentaires sur chaque thème.
Que serait l’industrie du livre si l’économie était annexée par une pensée en réseau soucieuse de préserver tous·tes les vivant·es du secteur? Et quels récits de l’écologie du livre doit-on partager pour encourager la mobilisation des libraires? Les divers·es intervenant·es présentent leurs réflexions depuis des terrains et expertises distincts.
Que l’écologie du livre soit la structure d’une réflexion sur le métier de libraire dans un événement tel que les Rencontres Nationales de la Librairie représente une étape importante de la prise de conscience collective à dépasser urgemment l’actuel modèle économique du monde du livre.
Cet entretien avec les éditions 205 et la responsable de la collection « À partir de l’Anthropocène » de l’École urbaine de Lyon, expose les difficultés et les stratégies pour éditer des ouvrages scientifiques de manière responsable et économique. Il évoque plus largement la responsabilité d’un⸱e graphiste dans la fabrication d’un livre.
Les rencontres « écologies éditoriales », initiées lors d’un stage de fin d’études à l’Association pour l’écologie du livre, donnent la parole à des structures d’édition indépendantes qui pratiquent l’écologie du livre au quotidien sous ses trois formes: matérielle, sociale et symbolique.
Cet entretien donne la parole à Benjamin et Sylvain, éditeurs aux éditions du commun, maison d’édition coopérative. Il fait partie de la collection «Ecologies éditoriales » réalisée par Valentin Chauveau, lors d’un stage à l’Association pour l’écologie du livre.
L’entretien aborde les questions de gestion, de répartition des connaissances et de la prise de décision entre partenaires. Sont débattues les questions de diffusion libre, du prix juste du travail et des liens entre acteurices du livre, dévoilant la complexité de gestion d’une petite maison d’édition et la remise en cause de tout un système capitaliste.
La jeune maison d’édition Burn~Août se distingue pour leurs stratégies de publication inspirées des info kiosks et de la lecture wordpress. L’entretien relate les choix et les motivations de ces éditeurices à la recherche de cohérence radicale, politique et écologique.
Les rencontres « Écologies éditoriales », initiées lors d’un stage de fin d’études à l’Association pour l’écologie du livre, donnent la parole à des structures d’édition indépendantes qui pratiquent l’écologie du livre au quotidien sous ses trois formes: matérielle, sociale et symbolique.
Ce mémoire expose les enjeux de l’écriture collective et de la micro-publication d’expériences militantes multiples. Le corpus analysé exemplifie la bibliodiversité dans ses dimensions politiques et sociales, et traite de la préservation, par le livre, de récits issus de la contre-culture.
Dans une perspective écologiste du monde du livre, l’enquête menée témoigne du pouvoir fédérateur de la micro-édition au sein d’une lutte, et étudie le sens et les stratégies éditoriales de l’édition non professionnelle. Un rappel de la force active du livre pour rassembler, témoigner et archiver des modèles de résistance.
Florence Cortat-Roller, des Éditions 205, présente la réflexion éditoriale mise en place avec l’École Urbaine de Lyon pour la création de la collection: « À partir de l’Anthropocène ».
Cette présentation, sous forme de podcast, permet de découvrir plusieurs principes mis en place par les Éditions 205 dans la création de la collection : optimisation des ressources (formats, papier, impression, façonnage, etc.), diffusion et distribution, échanges avec l’écosystème, travail avec des étudiant⸱es. Ces réflexions peuvent être réinvesties par de nombreuses autres maisons d’édition qui souhaitent questionner leur processus éditorial.
Le récit des éditrices Angela et Sarah, fondatrices de la maison d’édition nantaise La Cabane Bleue présente les différentes stratégies qu’elles ont mis en place pour que leurs livres jeunesse soient fabriqués et diffusés dans une exigeante cohérence écologique. Pour l’imprimerie ou par leur collaboration avec un ESAT, pour le stockage de leurs albums jeunesse, il est question de circuit court, sans compromis.
Cet entretien fait partie d’une mini série du podcast Dlivrable, et s’intéresse en profondeur aux profils d’éditeurices dont les pratiques sont ancrées sur le territoire de leur région.
L’agence régionale Normandie Livre & Lecture a réuni 2022 un groupe d’acteurices du livre et de la lecture, afin d’élaborer collectivement une charte d’engagement pour un écosystème du livre plus social, plus solidaire et plus durable. Elle est construite autour de cinq axes: transparence, médiation et professionnalisation, qualité, dynamique locale, collectif.
Cette charte pour l’écologie du livre est la première a avoir été réalisée à l’échelle d’un territoire et en interprofession. Synthétiquement, elle propose un modèle, des valeurs et des pistes d’action plus écologiques, essaimables bien au-delà du territoire normand.
Cette édition se compose d’entretiens réalisés avec 17 artistes éditeurices. Iels expliquent leurs pratiques et en quoi l’autoédition et l’édition indépendante est importante pour la diffusion d’idées et d’histoires qu’on ne trouve pas dans les média dominants.
Ces entretiens questionnent les pratiques de l’édition, l’intérêt de faire des livres à petite échelle, de façon indépendante et écologique. Tout en percevant leurs limites, les éditeurices montrent leur grande liberté de raconter des histoires oubliées et qui leur semblent nécessaires pour contrebalancer les logiques capitalistes et libérales.
Le Syndicat National de l’Édition a réalisé un guide de bonnes pratiques pour accompagner les éditeurices dans la transition écologique à toutes les étapes de la conception d’un livre. Cette charte se construit autour des objectifs de développement durable définis par l’ONU.
Production de bois, gestion des forêts, transport, stockage, recyclage… L’édition d’un livre est au cœur de problématiques globales et complexes. L’empreinte carbone de ce secteur est importante. Ce guide de bonnes pratiques de 2021 est un des premiers documents disponibles pour les éditeurices. Une version mise à jour serait la bienvenue.
Ce rapport fait partie d’une série de trois enquêtes sur l’édition réalisées par le WWF français. Ici les auteurices analysent la vie d’un livre et tentent d’estimer les quantités de livres qui sont jetées.
C’est l’étude de référence concernant les quantités de déchets produites par l’industrie du livre. A partir de différents scénarios issus des rares chiffres connus, les auteurices estiment les volumes détruits. Cela a le mérite de montrer le parcours des livres depuis les maisons d’édition jusqu’aux centres de tri, en passant par
les particuliers,les bibliothèques et les ressourceries.
Les livres sont dans la rue. Après l’essor des bibliothèques de rues et du bookcrossing, les boîtes à livres se démocratisent en France. Nées de l’imagination de deux artistes allemands dans les années 1990, elles sont aujourd’hui des symboles de liberté et d’échange.
Cet article traite de différentes initiatives permettant de décloisonner le livre et participant à sa circulation hors du système marchand. En favorisant l’échange et le don, les boîtes à livres prolongent la durée de vie des ouvrages, multipliant leurs lecteurices tout en réutilisant le mobilier urbain laissé à l’abandon.