Le collectif

« C’est la rencontre avec la joie qui m’a faite mili­tante : une aven­ture collec­tive à l’is­sue incer­taine, un accrois­se­ment soudain du pouvoir partagé, l’ou­ver­ture phéno­mé­nale des possibles. Le senti­ment profond de prendre part au monde comme jamais (…). »

Juliette Rous­seau, préface de Joie Mili­tante (carla berg­man et Nick Mont­go­mery, Éditions du commun, 2021).

QUI SOMMES-NOUS ?

L’As­so­cia­tion pour l’éco­lo­gie du livre est un collec­tif de plusieurs centaines de profes­sion­nel·les, qui défend l’idée d’une trans­for­ma­tion écolo­gique radi­cale de l’éco­sys­tème du livre et de la lecture et appuie les démarches indi­vi­duelles et collec­tives qui y contri­buent.

Créée en 2019, elle s’est construite dans un premier temps comme un espace de réflexion et d’échange inter­pro­fes­sion­nel autour des enjeux d’éco­lo­gie du livre. Elle a depuis étendu son acti­vité à des chan­tiers de recherche-action, des missions de sensi­bi­li­sa­tion et de forma­tion, et des actions de plai­doyer.

Elle est présente dans toute la France et une partie de la fran­co­pho­nie, et compte un millier de sympa­thi­sant·es, envi­ron 300 adhé­rent·es, une soixan­taine de membres actif·ves, trois coor­di­na­trices et de nombreux·ses ami·es et allié·es.

Pour en savoir plus, écou­tez les trois épisodes du podcast Dlivrable, enre­gis­trés à l’oc­ca­sion du sémi­naire de l’as­so­cia­tion en 2023.

Ce qui nous anime

🌱 Radi­ca­lité

Être radi­cal·e, selon la défi­ni­tion stricte du mot, c’est aussi bien aller à l’es­sence des choses qu’agir sur la cause profonde de ce que l’on veut modi­fier. En ce sens, l’as­so­cia­tion a un discours qui se veut systé­mique (prendre le problème dans son ensemble) et non solu­tion­niste (ne pas cher­cher des solu­tions sans remettre en cause ce(lles·­ceux) qui produit(sent) les désastres).

Convain­cu⋅es que les enjeux écolo­giques actuels sont l’hé­ri­tage et les consé­quences d’une vision capi­ta­liste, colo­niale et patriar­cale du monde, nous défen­dons un regard anti­ca­pi­ta­liste, déco­lo­nial et fémi­niste, aussi bien sur notre socle poli­tique que dans nos actions et notre orga­ni­sa­tion.

🌪️ Décons­truc­tions & Construc­tions

La « chaîne » du livre est un système qui repose sur le fait que celles·­ceux qui détiennent le plus de pouvoir écono­mique le conservent de manière à ce que les choses aillent vite et qu’il soit diffi­cile de faire autre­ment.

Conscient·es que la décons­truc­tion de ce système est une affaire de temps et de percep­tion, nous souhai­tons adop­ter une posi­tion humble et ouverte dans ce dessein.

Nous pensons qu’il est impor­tant de prendre le temps de remettre en cause nos habi­tudes de travail et nos rela­tions inter­pro­fes­sion­nelles, notre rapport au monde en géné­ral pour tenter de construire ensemble de nouvelles façons de faire.

🙋‍♀️ Respect, diffé­rences & bien­veillance

Les mondes du livre et de la lecture foisonnent de personnes diffé­rentes aux intel­li­gences et sensi­bi­li­tés variées. L’as­so­cia­tion se veut le reflet de ces diffé­rences sans hiérar­chi­ser une intel­li­gence plutôt qu’une autre. Chaque sensi­bi­lité est impor­tante, comme chaque élément natu­rel a sa place dans la biodi­ver­sité. C’est en fonc­tion­nant de manière complé­men­taire, hété­ro­gène et inter­dé­pen­dante que les choses peuvent avan­cer et ouvrir de nouvelles possi­bi­li­tés.

Chaque parole compte. Et nous avons à cœur de permettre l’ac­cès aux ressources de manière équi­va­lente afin que chacun·e se sente légi­time pour s’ap­pro­prier un sujet en fonc­tion de ses envies, appé­tences et compé­tences.

Ainsi, chaque adhé­rent·e est respon­sable et atten­tif·ve à ce que les valeurs de bien­veillance, d’in­clu­sion et d’en­traide soient respec­tées pendant les diffé­rents temps de la vie de l’as­so­cia­tion.

🧚‍♀(Ré)enchan­te­ment

Penser l’éco­lo­gie du livre, en faisant un pas de côté, c’est oser aller plus loin qu’un monde et un avenir tech­no­cra­tiques, où la recherche de capi­tal et les anta­go­nismes sont les valeurs les plus respec­tées. Par l’at­ten­tion aux détails du monde, à ce qui le consti­tue et en rend compte – les fictions, le jeu, l’art, la poésie etc. – nous souhai­tons mettre sur un pied d’éga­lité les diffé­rentes manières d’en­vi­sa­ger la réalité et donner une place aux imagi­naires comme possi­bi­li­tés d’éman­ci­pa­tion.

Fonc­tion­ne­ment

Gouver­nance

Le fonc­tion­ne­ment de l’as­so­cia­tion se veut aussi collec­tif et partagé que possible.
Excep­tés l’équipe sala­riée et le bureau (qui est léga­le­ment soumis à élec­tion), l’en­semble des rôles est ouvert à tout un·e chacun·e, sous réserve d’être à jour de son adhé­sion !

Pôles d’ac­ti­vi­tés

L’as­so­cia­tion est orga­ni­sée en six pôles d’ac­ti­vi­tés : vie de l’as­so­cia­tion, ressources, plai­doyer, édition & commu­ni­ca­tion, sensi­bi­li­sa­tion & (dé)forma­tions, terri­toires & réseaux.

Outils

Les membres de l’as­so­cia­tion se retrouvent régu­liè­re­ment autour de nombreux projets : en ligne, lors de work­shops d’une ou deux jour­nées quelque part en France ou en Belgique, et chaque année au sémi­naire des membres actif·ves !

Dans le cadre de sa démarche de déGA­FA­Mi­sa­tion, le collec­tif s’ap­puie des outils numé­riques libres, tels que Frama­team ou Next­Cloud.

Finan­ce­ment

Les ressources de l’as­so­cia­tion se répar­tissent en trois pôles :

  • les adhé­sions et les dons (envi­ron 5 %) ;
  • la rému­né­ra­tion des pres­ta­tions : inter­ven­tions, forma­tions, droits d’au­teur·ice, etc. (envi­ron 15 %) ;
  • les aides finan­cières privées et publiques (envi­ron 80 %).

En 2025, l’as­so­cia­tion béné­fi­cie d’un soutien de la Fonda­tion Charles Leopold Mayer et de la Fonda­tion Jan Michalski.