Programmation

Illus­tra­tions : Lénon 💚

Vendredi 21 août



Vendredi
Vendredi après-midi, les parti­ci­pant·es sont arri­vé·es à La Chapelle-Thoua­rault. Dans une ambiance mêlée de retrou­vailles et de rencontres, sous une petite pluie intro­duc­tive, iels ont installé leurs tentes au camping et visité le village avant les discours d’ou­ver­ture à 18h. Le mot d’ordre de cette soirée était « se nour­rir » : présen­ter et parta­ger en guise d’apé­ri­tif des bouts d’ins­pi­ra­tions, de témoi­gnages et de textes qui ont nourri ou nour­rissent l’éco­lo­gie du livre, les personnes et le collec­tif.


15h – 16h
Visite de la média­thèque muni­ci­pale / tiers-lieu l’Em­preinte
avec Cédric Faucon­nier, respon­sable

16h – 17h
Visite de l’éco-hameau de la Chapelle-Thoua­rault : La Niche aux oiseaux
avec les élu·es de la commune

Le village de La Chapelle-Thoua­rault est parti­cu­liè­re­ment engagé sur les enjeux de culture et d’éco­lo­gie. C’est pourquoi nous avons voulu lais­ser la parole aux élu·es et aux équipes de la commune vendredi après-midi, pour présen­ter aux parti­ci­pant·es deux projets phares du terri­toire : la nouvelle média­thèque et l’éco-hameau La Niche aux Oiseaux. Une bonne dose d’ins­pi­ra­tion pour des parti­ci­pant·es venant de la France entière, qui ramè­ne­ront peut-être avec elleux quelques bouts d’idée de ce que l’on peut mettre en place dans une petite commune rurale en matière de poli­tiques cultu­relles et de poli­tiques d’amé­na­ge­ment écolo­gique.

Accé­der à la page web de L’Em­preinte
En savoir plus sur La Niche aux Oiseaux 


18h – 18h30
Ouver­ture des rencontres
avec l’As­so­cia­tion pour l’éco­lo­gie du livre

18h30 – 19h30
L’éco­lo­gie du livre… et nous. Témoi­gnages
avec l’As­so­cia­tion pour l’éco­lo­gie du livre

Pour ce temps d’ou­ver­ture du week-end, notre envie était de permettre à tous·tes les parti­ci­pant·es, y compris des personnes très éloi­gnées des sujets d’éco­lo­gie du livre voire complè­te­ment néophytes, d’ap­pré­hen­der rapi­de­ment et de manière sensible les enga­ge­ments de l’as­so­cia­tion et des personnes qui la composent.

Ainsi, Mathilde Char­rier, coor­di­na­trice, a invité des membres de l’as­so­cia­tion – chacun·e une place singu­lière et une approche diffé­rente – à s’ex­pri­mer sur leur rapport à l’éco­lo­gie du livre et de la lecture, mais aussi sur leur enga­ge­ment et leurs ques­tion­ne­ments au sein du collec­tif. Plutôt qu’un exposé sur le mode d’une confé­rence, ce temps s’est déroulé de façon intime, plus axé sur l’as­so­cia­tion en tant que collec­tif, et a permis de montrer la multi­pli­cité des portes d’en­trée qui ouvrent vers l’éco­lo­gie du livre.

Lire le témoi­gnage d’Anouk Lejc­zyk


20h – 21h30
Banquet poétique : ce qui nous nour­rit
avec Michel Monestes, comé­dien & slameur (Bretagne) ; Valé­rie Brif­fod, guide & conteuse (IDF) ; Elio Possoz, auteur et direc­teur d’Arts Réso­nances (IDF / Occi­ta­nie)

22h – 23h
Bal surprise : initia­tion au galop nantais
avec Yvan Durêve, violo­niste

La soirée du vendredi s’est pour­sui­vie avec un banquet poétique. Pour ce faire, la salle des fêtes de La Chapelle-Thoua­rault avait été agen­cée en mode « caba­ret ». Sur les tables, couvertes de nappes blanches, des menus poétiques avaient été placés. Au moment du repas servi à table par des béné­voles, nos trois artistes ont arpenté la salle, habillé·es en serveu­reuses et portant avec elleux une pile de livres posée sur un plateau rond. Tout au long de la soirée, iels sont passé·es entre les tables pour décla­mer un ou plusieurs textes inscrits sur le menu poétique et comman­dés par les convives.

Sucré, salé, épicé, court, long, carré, chaque texte avait été choisi avec soin pour nour­rir les parti­ci­pant·es d’an­crages poli­tiques et de rêve­ries poétiques pour le reste du week-end, en souli­gnant au passage l’en­vie de parta­ger la litté­ra­ture aussi à travers des formes orales et vivantes.

La soirée s’est pour­sui­vie à la suite d’une propo­si­tion spon­ta­née d’Ivan Rajalu, alias Ivan Durêve, musi­cien de passage presque par hasard à La Chapelle-Thoua­rault armé de son violon, qui a initié les parti­ci­pant·es aux bases du bal trad’. Un grand moment de danse collec­tive !

Retrou­ver les menus des poètes serveu­reuses
En savoir plus sur Yvan Durêve


Samedi 22 août



Samedi matin
Le samedi matin était consa­cré au partage de connais­sances et de compé­tences de l’As­so­cia­tion pour l’éco­lo­gie du livre, à travers notam­ment des objets édito­riaux et des outils péda­go­giques déve­lop­pés depuis plusieurs années par ses membres. Cette mati­née a égale­ment permis de mettre en avant des sujets et des enjeux centraux qui guident la réflexion de l’éco­lo­gie du livre : travail, matière, forêts, papier, inter­dé­pen­dances profes­sion­nelles, surpro­duc­tion, droits cultu­rels, biblio­di­ver­sité, écocon­cep­tion, livre d’oc­ca­sion… L’objec­tif de ce temps était de mettre tout le monde sur un pied d’éga­lité quant aux avan­cées de l’as­so­cia­tion sur ces sujets, pour avan­cer ensemble dans la même direc­tion le reste du week-end.


9h30 – 12h30
Atelier du livre déchaîné : explo­rer les enjeux d’éco­lo­gie du livre
avec l’As­so­cia­tion pour l’éco­lo­gie du livre

Un grand atelier du livre déchaîné s’est déroulé le samedi matin. Sur le modèle des fresques du climat et des résis­tances et selon les prin­cipes d’édu­ca­tion popu­laire, il s’agis­sait de faci­li­ter une compré­hen­sion de la complexité de l’éco­sys­tème du livre en s’ap­puyant sur les pensées de l’éco­lo­gie, le tout dans une approche radi­cale (dans le sens où il tend à prendre les problèmes à la racine) et dans un posi­tion­ne­ment ancré dans les réflexions écolo­gistes, anti­ca­pi­ta­listes, déco­lo­niales, fémi­nistes et contre toutes les formes de domi­na­tions.

Après une intro­duc­tion et une présen­ta­tion du concept des trois écolo­gies, l’ate­lier s’est déroulé en trois parties. Lors de la première partie, les parti­ci­pant·es ont tenté de nommer et de défi­nir les grandes problé­ma­tiques qui struc­turent le monde du livre. La deuxième partie consis­tait à posi­tion­ner les diffé­rentes acteu­rices du monde du livre face à ces enjeux pour cerner les endroits où iels subissent et les endroits où iels peuvent agir. Enfin, la dernière partie permet­tait aux parti­ci­pant·es d’ex­plo­rer les solu­tions possibles (exis­tantes ou à imagi­ner) pour sortir de façon systé­mique de ces impasses.

Décou­vrir l’ate­lier du livre déchaîné


9h30 – 10h15
Pop conf’ – Récits fores­tiers
avec Anouk Lejc­zyk, autrice & fores­tière (IDF) & la Coopé­ra­tive Dire le Travail

L’ou­vrage Fores­tier·es coor­donné par Anouk Lejc­zyk et édité par la coopé­ra­tive Dire le travail propose une myriade de récits autour de la forêt par celles et ceux qui y travaillent. Pour certain·es, l’écri­ture n’était pas une évidence et ce moment d’échange a permis de parler du projet en lui-même, du rapport à la forêt et à l’écri­ture des personnes présentes et égale­ment de la concep­tion du projet édito­rial dans une dyna­mique écolo­gique — de sa mise en page à son impres­sion. Une plon­gée en paroles et en textes aussi érudite que sensible, person­nelle qu’ins­truc­tive !

(Re)écou­ter la pop conf’ Récits fores­tiers
Lire le résumé complet de la pop conf’
Lire le recueil Fores­tier·es

10h30 – 11h15
Pop conf’ – Surpro­duc­tion & livre d’oc­ca­sion, un autre regard sur le livre
avec Bruno Foli­gné, libraire – Abraxas Libris (Bretagne)

Cette pop conf’ est une plon­gée dans l’His­toire du livre et des librai­ries en plusieurs siècles, qui permet de (re)lire les enjeux de surpro­duc­tion édito­riale sur le temps long. Une bonne occa­sion égale­ment de remettre à leur bonne place les libraires d’oc­ca­sion, garants histo­riques de la biblio­di­ver­sité et récep­tacles pas toujours ravis de cette surpro­duc­tion : une manière de dépla­cer le débat sur l’épi­neux sujet du livre de seconde maint qui agite l’in­ter­pro­fes­sion depuis quelques années.

(Re)écou­ter la pop conf’ Surpro­duc­tion & livre d’oc­ca­sion

11h30 – 12h15
Pop conf’ – Livre, droits cultu­rels et terri­toire : histoire(s) d’un projet à la Grande Borne
avec Inès Hubert, éditrice & paysa­giste, et Jean-Pierre Chré­tien-Goni, auteur, metteur en scène et anthro­po­logue (Auvergne-Rhône-Alpes)

Cette pop conf’ rendait compte d’un projet réalisé par l’as­so­cia­tion Réseau culture 21 à la Grande Borne, quar­tier de Grigny conçu dans les années 1970 par l’ar­chi­tecte Émile Aillaud comme une « Cité des enfants ». Son orga­ni­sa­tion spatiale, où foisonnent terrains de jeux, refuges et œuvres d’art, ont donné lieu à un vécu singu­lier de l’en­fance.
En chemi­nant auprès des habi­tant·es et parti­cu­liè­re­ment des enfants pendant plusieurs années, dans une démarche de droits cultu­rels, Réseau culture 21 a exploré l’his­toire de ce quar­tier et d’une cinquan­taine de personnes.

Ce travail a abouti entre autres abouti deux livres, objets précieux de trans­mis­sion eux-mêmes deve­nus terrains de jeu pour se racon­ter : créa­tion d’une typo­gra­phie avec les éléments archi­tec­tu­raux du quar­tier, élabo­ra­tion d’un lexique collec­tif, écri­ture d’un conte dessi­nant une mytho­lo­gie du terri­toire, etc.

(Re)écou­ter la pop conf’ Livre, terri­toire et droits cultu­rels
Lire le résumé complet du projet

9h30 – 11h15
Atelier biblio­di­ver­sité : explo­ra­tion de la média­thèque de La Chapelle-Thoua­rault
avec Cédric Faucon­nier, respon­sable de la média­thèque L’Em­preinte (Bretagne), Paméla Devi­neau, consul­tante et forma­trice (Centre-Val-de-Loire) et Camille Lefebvre, forma­trice en biblio­thèque (Bretagne).

« Aujour­d’hui, vous êtes des lecteurs-enquê­trices. Votre mission, si vous l’ac­cep­tez, est d’ob­ser­ver la biblio­thèque avec un nouveau regard. Pendant quelques minutes, votre mission n’est pas de juger, ni d’ex­pliquer, mais simple­ment d’ob­ser­ver. Essayez de suspendre ce que vous connais­sez déjà et de porter atten­tion à ce qui est présent mais aussi à ce qui semble absent. Tout ce que vous remarquez est inté­res­sant. Cher­chez à voir davan­tage. Une bonne enquête commence par de bonnes obser­va­tions, pas par des réponses. »

Un atelier d’ex­plo­ra­tion des fonds de la biblio­thèque l’Em­preinte, sous l’angle de la biblio­di­ver­sité : dans les livres et les rayons obser­vés, qui parle ? qui publie ? quels récits ? Comment abor­der les enjeux de biblio­di­ver­sité en tant que lecteu­rice ? Et au sein d’une biblio­thèque ? Un moment très riche qui a donné envie de déve­lop­per cet atelier auprès de publics plus larges !


11h30 – 12h30
Atelier d’ar­pen­tage du Papier Déchaîné, la gazette de l’éco­lo­gie du livre
avec l’As­so­cia­tion pour l’éco­lo­gie du livre et Anne Laborde-Allain

Une heure et demie pour décou­vrir les gazettes éditées par l’As­so­cia­tion pour l’éco­lo­gie du livre en compa­gnie de deux personnes de la « team gazette » de l’As­so­cia­tion pour présen­ter le projet et d’une parti­ci­pante « surprise », spécia­li­sée dans l’ar­pen­tage. Un moment pour expliquer ce qu’est arpen­ter et décou­vrir indi­vi­duel­le­ment, puis collec­ti­ve­ment, un bout de gazette resti­tué et partagé au groupe. Un moment simple et collec­tif dans le jardin de la média­thèque l’Em­preinte, au milieu des arbres !

Lire le Papier Déchaîné


Samedi après-midi
À quoi ressem­ble­ront les livres post-pétrole, dans leur forme et dans leur contenu ? Nous nous sommes atte­lées à nous proje­ter dans un futur plus ou moins loin­tain pour imagi­ner des manières radi­ca­le­ment renou­ve­lées d’écrire, de fabriquer, de parta­ger les livres et les histoi­res… Pour fina­le­ment nour­rir le présent.


14h30 – 17h
Atelier d’écri­ture d’éco­fic­tions
avec l’As­so­cia­tion pour l’éco­lo­gie du livre et Mathias Eche­nay – Éditions La Volte (IDF)

Lors de cet atelier en plusieurs étapes, les parti­ci­pant·es ont écrit des micro-nouvelles d’éco­fic­tion pour répondre au scéna­rio suivant : « Nous sommes en août 2050. Vous faites partie de la commis­sion livre du tout nouveau Minis­tère du futur trans­na­tio­nal, en tant qu’ex­pert·e du livre, de la lecture et de l’écri­ture. Votre mission est donc de réflé­chir à la manière dont les idées et les imagi­naires pour­raient circu­ler de façon écolo­gique, et comment ce rôle reconnu comme central pourra appuyer les trans­for­ma­tions vitales que les autres commis­sions du minis­tère vont mettre en place. ». Les réflexions, ques­tions et propo­si­tions qui ont émergé de cet atelier ont permis de se décen­trer profes­sion­nel­le­ment, de reprendre du souffle et de nour­rir les imagi­naires indi­vi­duels et collec­tifs, y compris ceux que l’as­so­cia­tion accu­mule main­te­nant depuis sept ans.


14h30 – 15h15
Pop conf’ – Méta­mor­phoses des nouveaux récits de science-fiction : comment refaire commu­nauté avec le vivant ?
Avec Margot Châte­let, cher­cheuse (IDF / Bour­gogne FC) et DoctriZ, cher­cheuse en litté­ra­ture compa­rée et strea­meuse (Bretagne)

De quelle façon les nouveaux récits de science-fiction proposent et imaginent des façons de refaire commu­nauté avec le vivant ? Comment les cultures de l’ima­gi­naire s’ins­crivent dans ce para­digme écolo­gique ?

Cette pop conf’ s’est dérou­lée à partir d’une approche euto­pique. Au contraire de l’uto­pie qui présente une société « parfaite » avec tous les problèmes moraux que cela peut porter, l’eu­to­pie se tourne vers les moda­li­tés d’une société meilleure que notre société de réfé­rence. Ici, il s’agit d’une société qui cherche à refaire commu­nauté avec le vivant : « les non humains » ou « les autres qu’hu­mains », à savoir toutes les enti­tés animales, végé­tales et miné­rales, mais aussi robo­tiques, surna­tu­relles, ainsi que toutes les hybri­di­tés.

Quant à la notion de « refaire commu­nauté », il est ques­tion d’un vivre-ensemble qui s’ex­trait d’un point de vue anthro­po­cen­tré, hété­ro­normé, vali­diste, occi­den­tal, colo­nia­liste, capi­ta­liste et patriar­cal, le but étant de poli­ti­ser les autres qu’hu­mains en les réins­cri­vant dans des réali­tés sociales et corpo­relles situées.

(Re)écou­ter la pop conf’ Nouveaux récits de science-fiction
Lire le résumé complet de la pop conf’ et la biblio­gra­phie

15h30 – 16h15
Pop conf’ – Science-fiction, fantasy : tech­no­cri­tique, écolo­gie… et comment déve­lop­per des imagi­naires égali­taires
avec Elio Possoz, auteur (IDF / Occi­ta­nie)

L’ima­gi­naire du Progrès avec un grand P dans lequel on baigne en perma­nence, progrès conçu comme une flèche, comme une évolu­tion inéluc­table de la Civi­li­sa­tion allant de l’âge de pierre jusqu’à Space X, est-il inéluc­table ?

Dans cette pop conf’ Elio Possoz a opposé cet imagi­naire à celui de la fiction-panier d’Ur­sula Le Guin, qui arrive à propo­ser de nouvelles façons de faire récits, par exemple dans le registre de l’enquête, non plus poli­cière, mais anthro­po­lo­gique. Le récit-panier s’ancre dans une concep­tion de l’His­toire et de la société diffé­rente de celle du Progrès-Civi­li­za­tion-flèche-fusée, une concep­tion plus atten­tive à la plura­lité des façons de faire monde et notam­ment à celles égali­taires, non aris­to­cra­tiques.

Elio Possoz a ensuite déve­loppé la réflexion sur l’im­por­tance des sciences humaines pour révé­ler et rendre visible ces pans de l’His­toire bien réels, qui offrent une lecture diffé­rente et nour­rissent d’autres bases pour la construc­tion de futurs plus égali­taires.

(Re)écou­ter la pop conf’ Déve­lop­per des imagi­naires égali­taires


15h45 – 17h15
Anato­mie d’une chute (de papier) : atelier d’in­tro­duc­tion à l’éco­con­cep­tion édito­riale
avec Fanny Valem­bois, autrice et consul­tante (Bretagne), et Elisa­beth Maset, éditrice (IDF / Grand Est)

Un atelier parti­ci­pa­tif qui s’est appuyé sur les quatre leviers à acti­ver dans une démarche d’éco­con­cep­tion appliquée à l’édi­tion : réduire les quan­ti­tés de matière première utili­sée pour la fabri­ca­tion des livres (…ou produire moins de livres !) ; amélio­rer la qualité écolo­gique maté­riaux utili­sés et des procé­dés de fabri­ca­tion ; allon­ger la durée de vie des livres, notam­ment en leur assu­rant de nombreuses lectures ; et enfin, amélio­rer leur recy­cla­bi­lité. Les éditeu­rices ont du pain sur la planche !

Lire Ceci n’est pas un livre vert de Fanny Valem­bois


14h15 – 15h30
Balade contée
avec Claire Rassi­noux, conteuse (Centre-Val-de-Loire)

15h30 – 18h30
Atelier créa­tif – réem­ploi de livres oubliés
avec Coline Cabon, desi­gneuse édito­riale (Pays de La Loire)

15h30 – 18h30
Atelier créa­tif – impres­sions typo­gra­phiques
avec Les Traceuses et l’Ate­lier typo·­gra­phique (Norman­die)

15h30 – 18h30
Atelier créa­tif – fabri­ca­tion de papier arti­sa­nal recy­clé
avec Domi­nique Lagraula

15h30 – 18h30
Atelier créa­tif – reliure
Avec Manon Van Hooy­donck

Tout au long du week-end et notam­ment le samedi après-midi, des ateliers créa­tifs étaient prévus, ainsi qu’une balade et une sieste contées. L’idée de propo­ser ces temps était de donner un aperçu, des pistes de chemins dessi­nés vers un livre post-pétrole : réem­ploi, méthodes arti­sa­nales de fabri­ca­tion, orali­té… Ces ateliers ont eu un très grand succès le samedi après-midi et le dimanche, offrant une respi­ra­tion et des hori­zons solaires plus que bien­ve­nus.


Samedi soir
Le samedi soir était un des points d’orgue du week-end, imaginé pour célé­brer dans un moment festif les amitiés et l’éner­gie collec­tive de l’As­so­cia­tion. Joie mili­tante, créa­tion de liens et poésie.


19h – 20h
Grand concours de lancer de livres
avec Céles­tine Traque­nard, Pascal Inter­pro, Sami Valen­wood et Anathilde Char­la­zan

Céles­tine Traque­nard, envoyée spéciale pour la page sport de Livres Hebdo, a proposé à l’as­sem­blée un grand concours de lancer de livres en trois manches, accom­pa­gnée d’un jury d’ex­pert·es composé de l’édi­to­ria­liste Pascal Inter­pro, du célèbre auteur de l’ou­vrage Ceci n’est pas un lancer de livre Sami Valen­wood, ainsi que d’Ana­thilde Char­la­zan, coor­di­na­trice de l’As­so­cia­tion pour l’éco­lo­gie du livre.

Ainsi, avoir fait une démons­tra­tion édifiante de l’art de lancer un livre, selon la méthode bien célèbre du Comité des bons conseils, des profes­sion­nel·les se sont affron­tées sous l’œil intran­si­geant du jury et des critères d’éva­lua­tion bien précis : beauté du geste, qualité du vol, distance parcou­rue et atter­ris­sage des livres jetés.

Des duels par métier ont ensuite été impo­sés : plus bel envoi de manus­crit pour les auteu­rices, plus beau lance­ment de livres pour les éditeu­rices, plus beau retour en carton pour les libraires, meilleur désher­bage en rase-motte pour les biblio­thé­caires.

Le concours s’est terminé par une dernière manche colla­bo­ra­tive peu concluante, les profes­sion­nel·les des diffé­rents métiers du livre ayant comme d’ha­bi­tude beau­coup de mal à travailler ensemble vers un but commun.

Lire L’Art de lancer des choses du Comité es bons conseils

21h30 – 01h00
Bal Déchaîné & DJ set
avec Michel Monestes, Valé­rie Brif­fod, Elio Possoz et DJ Marvina (Bretagne)

Une fois la nuit tombée et le repas fini, les tables se sont pous­sées et la scène s’est éclai­rée. Les trois artistes ayant, la veille, servi des plats poétiques et des lectures à table étaient cette fois sur leur trente-et-un pour un spec­tacle aussi poli­tique que sensible.

C’était le bal déchaîné. Le concept : 10 chan­sons entre­cou­pées de 10 textes. Chaque texte commençant par le dernier mot de la chan­son précé­dente et termi­nant avec le premier mot de la suivante. Les textes, pour la plupart direc­te­ment écrits par les artistes étaient autant d’in­vi­ta­tions à danser, à se révol­ter, à faire la fête, à s’éman­ci­per des carcans, à chan­ter dans le vent, ou à défaire un monde trop propre.
Entre chaque texte, des chan­sons étaient mixées par DJ Marvina, 10 brefs moments de danse comme autant d’avant-goût du DJ set qui arri­ve­rait à la fin du spec­tacle. Mais l’on retien­dra surtout un moment en parti­cu­lier : celui où, sur Wind of change des Scor­pions, la foule entière s’est spon­ta­né­ment mise à danser un slow unique et collec­tif. Un moment de symbiose et de tendresse qui restera dans les mémoires.

Au bout de cette heure de lecture et de danse, DJ Marvina est restée seule sur scène pour faire danser la Chap­pelle Thoua­rault, sans inter­rup­tion cette fois, jusqu’au bout de la nuit.

(Re)écou­ter la play­list du bal déchaîné
Décou­vrir le travail de DJ Marvina


Dimanche 23 août



Dimanche matin
Puisque l’éco­lo­gie du livre n’a de sens que si elle est entre­mê­lée avec d’autres luttes, le dimanche matin mettait à l’hon­neur des projets menés en réseau et/ou d’autres luttes faisant écho à celles de l’As­so­cia­tion.


9h30 – 10h15
Pop conf’ – Alliances et retours d’ex­pé­rience d’éco­lo­gie du livre à l’in­ter­na­tio­nal
avec Mathilde Char­rier, coor­di­na­trice de l’As­so­cia­tion pour l’éco­lo­gie du livre et libraire – Le Rideau Rouge (IDF)

Une pop conf’ parti­ci­pa­tive pour réflé­chir collec­ti­ve­ment à ce que veut dire « l’éco­lo­gie du livre » ailleurs qu’en France, Belgique et Suisse. A travers des exemples comme le Québec, le Maroc ou la Poly­né­sie française, prendre le temps de se décen­trer sur nos problé­ma­tiques et de se situer pendant un moment ailleurs. Avec des retours de la maison Vent des îles sur place sur l’im­pres­sion « locale » en Chine ou le désert des biblio­thèques au Maroc, ce temps d’échange a permis de se rendre compte de la multi­pli­cité des écolo­gies du livre et de témoi­gner du travail de l’Al­liance inter­na­tio­nale de l’édi­tions indé­pen­dante.

(Re)écou­ter la pop conf’ Alliances à l’in­ter­na­tio­nal
Accé­der au site de l’Al­liance inter­na­tio­nale de l’édi­tion indé­pen­dante

10h30 – 11h15
Pop conf’ – Vers des coopé­ra­tives du livre et de la lecture ?
avec Mathieu Bout­tin, coor­di­na­teur de l’As­so­cia­tion pour l’éco­lo­gie du livre (Occi­ta­nie)

Entre septembre 2025 et juin 2026, l’As­so­cia­tion pour l’éco­lo­gie du livre a mené une mission explo­ra­toire autour des coopé­ra­tives du livres et de la lecture. Deux mois après la clôture de la mission et la publi­ca­tion d’un rapport, cette pop conf’ était l’oc­ca­sion de présen­ter publique­ment les réflexions et les conclu­sions.

Elle s’est dérou­lée de façon assez simple : des micros et une parole tour­nante permet­taient à chacun·e de poser ses ques­tions ou de témoi­gner de son posi­tion­ne­ment vis-à-vis des coopé­ra­tives. Cette heure de discus­sion a été l’oc­ca­sion de retra­cer le parcours intel­lec­tuel du groupe de travail dédié pendant cette année. Les grandes ques­tions, les nœuds et les pistes à suivre ont été expo­sées et explo­rées.

Il ressort de ce moment d’échange que le sujet des coopé­ra­tives reste porteur et capable de créer enthou­siasme et engoue­ment au sein de l’in­ter­pro­fes­sion. À diffé­rents niveaux, de nombreuses personnes attendent que de telles initia­tives se créent mais manquent de temps pour les mener elles-mêmes. Peut-être que ce genre de discus­sion pourra amener à la créa­tion de coopé­ra­tives inter­pro­fes­sion­nelles du livre. Quoi qu’il en soit, il ne fait toujours aucun doute que l’heure est à la coopé­ra­tion, au dialogue et à l’or­ga­ni­sa­tion des profes­sion­nelles pour une véri­table écolo­gie du livre.

(Re)écou­ter la pop conf’ Vers des coopé­ra­tives du livre ?
Lire le rapport Coopé­ra­tives du livre et de la lecture de l’as­so­cia­tion

11h30 – 12h15
Pop conf’ – Désar­mer Bolloré & Éduc’ Nat’ contre Bolloré
avec les collec­tifs Désar­mer Bolloré et Educ­Nat contre Bolloré

Peut-on parler d’éco­lo­gie du livre sans mention­ner l’en­nemi numéro 1, le fameux Vincent Bolloré ? Pour ce faire nous avons invité les collec­tifs Désar­mer Bolloré et Educ’ Nat’ contre Bolloré :

« Notre inter­ven­tion s’est attar­dée sur la stra­té­gie que nous mettons en œuvre pour désar­mer Bolloré, et les fonde­ments théo­riques qui la motivent. Critiquant une accep­tion commune et confuse du concept de « bataille cultu­relle », nous avons rappelé que la bataille que nous menons contre l’ex­trême-droite est poli­tique. En ce sens, contre l’of­fen­sive que Bolloré mène au moyen de la culture, nous oppo­sons une réponse concrète : lui reti­rer l’ac­cès aux infra­struc­tures maté­rielles du discours.

De là, nous avons pu éclai­rer certaines de nos actions passées et futures : du boycott des manuels scolaires d’Ha­chette motivé écono­mique­ment, jusqu’au ciblage des contrats reliant la SNCF aux Relay, et en passant par la pres­sion qui sera mise sur l’Ar­com dès cet automne pour reti­rer sa fréquence TNT à CNews. »

(Re)écou­ter la pop conf’ Désar­mer Bolloré & Éduc’ Nat’ contre Bolloré


9h30 – 12h30
Atelier – Fresque de la lecture
avec Florence Bian­chi, de l’Al­liance pour la lecture

Et les lecteu­rices dans tout ça ? Cela a-t-il encore du sens de bien faire des livres, si le lecto­rat conti­nue de bais­ser ? Les enjeux de lecture et d’éco­lo­gie de la lecture étant encore peu abor­dés poli­tique­ment et théo­rique­ment au sein de l’As­so­cia­tion, nous avons choisi d’in­vi­ter l’Al­liance pour la lecture pour offrir une porte d’en­trée aux parti­ci­pant·es sur ces enjeux, dont la repré­sen­tante a animé un atelier d’in­ves­ti­ga­tion collec­tive autour des chemins d’ac­cès à la lecture.


Dimanche après-midi
Pour conclure le week-end, la program­ma­tion des dernières heures se devait d’être enga­geante, de propo­ser des suites pour rentrer en action, se mettre en mouve­ment seule ou à plusieurs.


14h15 – 15h30
Sieste contée 🧩
avec Claire Rassi­noux, conteuse (Centre-Val-de-Loire)

Relire l’his­toire de la grande fabrique de mots

14h – 15h30
Atelier – Guide de l’ac­ti­viste auto­nome de l’éco­lo­gie du livre
avec l’As­so­cia­tion pour l’éco­lo­gie du livre

L’objec­tif de l’ate­lier était de contri­buer à la créa­tion d’un guide de l’ac­ti­visme auto­nome de l’éco­lo­gie du livre qui permet­trait aux personnes de l’as­so­cia­tion ou leurs allié·es, dans leur milieu profes­sion­nel ou dans leur enga­ge­ment person­nel, d’avoir des outils d’ac­ti­visme du quoti­dien.

Pour ce premier atelier, les parti­ci­pant·es ont été invi­té·es à actua­li­ser et à adap­ter au monde du livre le manuel du sabo­tage simple, docu­ment produit en 1944 par l’OSS (ex-CIA) du gouver­ne­ment des États-Unis et déclas­si­fié en 2008. Il y était plutôt ques­tion de déser­tions, sabo­tages simples, empê­che­ments, grèves, gestes artis­tiques, etc.

Le résul­tat fut enri­chis­sant et très drôle, avec une point de perplexité au regard du fait qu’un certain nombre de ces gestes de sabo­tage sont de fait déjà utili­sés par les direc­tions contre les sala­rié·es, dans des logiques de mana­ge­ment toxique. Réflexion à prolon­ger donc !

Lire Sabo­tage simple, manuel de terrain

14h – 15h45
Atelier – Carto­gra­phies critiques, la beauté du geste
avec Frédé­ric Barbe, géographe – Éditions À La Criée (Pays de la Loire)

L’objec­tif de cet atelier était de réflé­chir à comment s’em­pa­rer ensemble de la carto­gra­phie comme imagi­naire foison­nant, folie parta­gée et mobi­li­sa­tion collec­tive dans un proces­sus d’édi­tion directe. Autre­ment dit, comment faire nous-mêmes la ou les cartes dont nous avons besoin ?

L’ate­lier s’est appuyé sur la série carto­gra­phique portée par les éditions À La Criée et « parta­gée avec de nombreux groupes et personnes enga­gées dans des luttes dans le pays nantais mais aussi ailleurs. Ces cartes sont toutes diffé­rentes (sauf le format et le pliage), produites dans des proces­sus singu­liers et dans des échelles variées voire combi­nées, toujours effi­caces dans des dialogues fron­taux ou plus subtils (enquê­ter ensemble, faire parta­ger, ouvrir des espaces de discus­sion, colo­rer et ampli­fier nos imagi­naires joyeux, signi­fier des oppo­si­tions) (…) ».

Décou­vrir les cartes de À la Criée


16h – 17h30
Clôture : Le GAGe, Grand Atelier Géné­ral de l’éco­lo­gie du livre
avec l’As­so­cia­tion pour l’éco­lo­gie du livre

« Quel moment du week-end, phrase, conver­sa­tion, fou rire ou rencontre vous a parti­cu­liè­re­ment touché·e ? »

« Nous avons tous·tes des préoc­cu­pa­tions d’ordre person­nel, profes­sion­nel ou citoyen. Quel a été le moment pendant ces rencontres qui a fait le plus écho à celles-ci ? Il est possible de dire que vous n’en avez pas trouvé. Il est aussi possible d’en avoir décou­vert de nouvel­les… »

Ces deux ques­tions ont guidé les échanges et ont donné une trame à la resti­tu­tion collec­tive du week-end. Rendez-vous au chapitre suivant pour décou­vrir les retours des parti­ci­pant·es !

Instal­la­tions


Des instal­la­tions ludiques, fixes, mobiles, poétiques…

Une sélec­tion d’af­fiches autour du thème Le livre est-il écolo­gique ? ; une expo Le cherche-et-trouve du colo­phon ; une petite biblio­thèque de l’éco­lo­gie du livre avec une sélec­tion choi­sie de titres à consul­ter sur place ; un Bolloki, jeu inspiré du Möllki pour casser la tête de Bolloré de manière ludique et non-violente ; un confes­sion­nal audio pour donner son avis ou décla­mer des mots doux ; des petits textes à glis­ser dans Le Postillon ; un Cash-hole pour gagner plein de sous et le prix Goncourt ; un Mono­po­livre pour rache­ter toute l’édi­tion française en deux coups de dés ; un Octo­pussy farfelu pour lire des textes aux oreilles des parti­ci­pant·es…


Espace de program­ma­tion libre


Tout au long du weekend, les parti­ci­pant·es pouvaient propo­ser, dans un espace dédié, des temps de présen­ta­tion, d’ate­lier ou de discus­sion libre… liés à une histoire indi­vi­duelle, un projet à naître, un retour d’ex­pé­rience, une envie de prolon­ger une discus­sion. Conscientes que nous ne pouvions pas prévoir une program­ma­tion réunis­sant l’in­té­gra­lité des enjeux de l’éco­lo­gie du livre, nous avons voulu l’ou­vrir en sachant que nous aurions avec nous des personnes passion­nantes et talen­tueuses ! Pari réussi !

Présen­ta­tion du média Rural, avec Pauline Rous­sel
Présen­ta­tion du jour­nal l’âge de faire, avec l’équipe
Présen­ta­tion de la mallette des mondes du livre de Mobi­lis, avec Nolwenn Caillet
Présen­ta­tion de Ceci n’est pas un livre vert, avec Fanny Valem­bois et Thomas Bout

Blind text, avec Elio Possoz et Lucie Heder

Atelier créa­tif  – reliure, avec Manon Van Hooy­donck ;
Atelier créa­tif – fabri­ca­tion de papier recy­clé, avec Domi­nique Lagraula