Une science des relations

L’écologie en tant que science des relations et des conditions d’existence est apparue au milieu du XIXe siècle. Si elle recoupe des préoccupations immémoriales des êtres humains pour leurs environnements de vie, l’écologie scientifique a développé de façon méthodologique une série de concepts visant à analyser et comprendre la teneur des relations des êtres vivants entre eux et avec leurs milieux (interdépendance, symbiose, résilience, écosystème, etc.).

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L’étude de la complexité

Les systèmes vivants sont les systèmes les plus complexes qui soient — notamment parce qu’ils reposent sur un nombre extrêmement élevé de variables et sont donc quasi-imprédictibles. L’ensemble des notions fondées par l’écologie cherche donc à appréhender cette complexité. Ils sont pour ainsi dire forgés pour penser ce qui est complexe. En ce sens, il semble qu’ils puissent nous être utiles.

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Repenser les communs

Enfin, reste la dimension politique de l’écologie. Loin des logiques de partis, c’est le sens noble du mot politique qui nous intéresse ici : celui de la vie de la cité. Car si l’on considère l’espèce humaine comme une parmi toutes les autres et prise dans des réseaux interdépendants en évolution permanente (c’est ce que nous dit l’écologie scientifique), alors les implications dans nos manières de faire société — et plus précisément de « faire commun » car les non-humains sont aussi parmi nous — sont multiples et profondes.

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En conclusion

Ainsi, il nous semble que, pour bâtir et mener nos réflexions, les pensées de l’écologie présentent d’indéniables avantages et permettront d’ouvrir la voie à un renversement des approches habituelles — nous tenterons donc, par le décentrement des modes traditionnels de l’échange et du questionnement, d’éclairer les problématiques du livre sous des angles nouveaux.

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— Plume d’émeu au microscope —